MÉDIUM
Transmettre pour innover
N°49
 
  Revue trimestrielle dirigée par Régis Debray  
 
 
 
 
QUELLE GUERRE ?
QUELLE VICTOIRE ?
 
Sous la direction de François-Bernard Huyghe
 
Nous serions en guerre contre le terrorisme…
Mais comment faire la guerre à un ennemi dont les mots d'ordre archaïques empruntent des moyens de diffusion ultra-modernes ? Un ennemi qui est chez lui chez nous, et dont le discours et les actes, à la différence des nôtres, ne font qu'un ? Qu'est-ce qu'une « guerre » qui requiert davantage la police que l'armée ? Qu'est-ce qu'une victoire, désormais, et comment s'assurer qu'on l'a remportée ? Comment contraindre l'adversaire à reconnaître sa défaite, sans qu'un nouvel avatar du vaincu n'ajoute une nouvelle guerre à celle que l'on croyait gagnée ?
Et que faire enfin de ces doutes face à un ennemi qui, lui, ne doute de rien ?
 
Ouverture : La faiblesse des armes  par Régis Debray et François-Bernard Huyghe
 
VAINCRE OU CONVAINCRE
 
Clausewitz, réveille-toi ! par François-Bernard Huyghe
On ne peut vaincre le terrorisme mais on peut vaincre des groupes terroristes. À condition de viser leurs forces morales autant que matérielles.
Comment détruire une organisation terroriste ? Jusqu'à présent, les options sont l'opération militaire ou la répression policière (qui peut être respectueuse de l'État de droit).
La méthode militaire n'a pas rencontré d'immenses succès. Elle est souvent contre-productive : Irak, Afghanistan, Libye, Syrie, etc. Sur le territoire national, les soldats font probablement mal ce que feraient mieux les forces de l'ordre. Hors frontières, outre la difficulté d'intervenir en milieu géographique, social et culturel inconnu, elle tend à faire plus d'ennemis le soir qu'elle n'en a supprimé le matin et/ou à perdre en soutiens politiques ce qu'elle gagne en hectares « sécurisés ».
François-Bernard Huyghe est directeur de recherche à l'IRIS. Dernier livre : Désinformation, les armes du faux, Armand Colin, 2016.
 
Notre djihad  par Paul Soriano
L'EI conduit une guerre de mille ans dans un nouveau monde des réseaux où c'est l'ennemi qui lui fournit ses ressources, comme à un alien. Pour reconquérir nos âmes et nos territoires aliénés, nous devons à notre tour, en échange, faire notre djihad. Sur nous-mêmes.
Si la victoire est incertaine, la défaite n'est pas définitive. Pour ne pas perdre à jamais, il suffit de durer – physiquement bien sûr, mais aussi par le sens, gravé dans les mémoires : transmettre les motifs de poursuivre le combat, de génération en génération, contre l'ennemi héréditaire.
Dans le cas de l'organisation État islamique, la transmission s'effectue, dans le temps, via un récit crédible et motivant. Nous intitulerons « guerre de mille ans », cette histoire captivante dont nous (l'ennemi) sommes non seulement les anti-héros mais aussi les coauteurs, rendue accessible partout où résident, dans les territoires hostiles, lesdites générations.
Paul Soriano, rédacteur en chef de la revue Médium.
 
L'éloquence du massacre  par Philippe-Joseph Salazar
Le Califat inscrit la rhétorique au cœur de sa stratégie. Chaque acte de violence porte un message. Le massacre, c'est le médium.
Les attaques du 13 novembre 2015 contre la population parisienne offrent une brutale synthèse des mécanismes rhétoriques qui arment la guerre radicale et nouvelle que mène le Califat. Mais comment le Califat proclame-t-il la victoire, car ces attaques furent victorieuses ; à preuve la propagande d'État parle de « victimes ». Donc de vaincus. Déjà en disant « victimes » des attentats nous parlons la langue victorieuse de l'Autre. Rappelons que le commentaire médiatique est une forme de contrôle du discours : le Califat nous impose son angle de parole car jusqu'à présent nous avons été incapables de développer un contre-discours qui ait sa force, son amplitude et sa polyvalence d'auditoires, et qui ajuste l'usage de la force des armes à la force des mots.
Philippe-Joseph Salazar est distinguished professor et director, Centre for Rhetoric Studies, Université de Cape Town, Afrique du Sud. Dernier livre : Paroles armées. Comprendre et combattre la propagande terroriste, Lemieux, 2015.
 
La contamination par l'image  par Margaux Chouraqui
Daech déploie une stratégie de l'image qui mobilise et relaie les initiatives du terrain : chaque prise de vue devient une prise de guerre.
L'État islamique a créé un empire de presse avec ses branches médiatiques – vidéo, texte, photo, radio, traduction – ses trente-huit bureaux à travers le monde, ses vingtaine de revues en six langues – arabe, anglais, français, russe, allemand, turc – ses cinq chaînes de télévision à Mossoul… Al-Hayat et Al-Furqan sont les deux principales cellules de communication chargées de produire en fonction de groupes-cibles répartis en onze langues (dont l'indonésien, le hollandais, le malais ou le mandarin). Dabiq, le magazine numérique en anglais, s'adresse à un public international, et Dar Al-islam surtout à des francophones. Dans la forme, ces magazines en ligne sont de véritables répliques des hebdomadaires occidentaux, avec leur sommaire, leurs interviews, leurs reportages photo. Les gros titres sont accrocheurs. Et si les photos sont extrêmement choquantes, elles s'inscrivent dans une tendance générale au voyeurisme propre aux médias européens et américains. Chaque numéro fait aussi la publicité de l'organisation, en donnant un « top 10 » des dernières vidéos produites. Car l'image est au cœur de la stratégie.
Margaux Chouraqui, diplômée de King's College et de Sciences Po Paris, est journaliste. Elle réalise aux côtés de Pierre Conesa et de François-Bernard Huyghe, une étude sur la propagande djihadiste francophone.
 
Les réseaux du chaos  par Pierre-Marc de Biasi et Clara Schmelck
Le hashtag, nerf de la guerre. Du compassionnel #JeSuisCharlie de 2015 à l'agressif #Nice_Attack qui glorif ie le carnage du 14 juillet, il se pourrait bien que, sur ce terrain aussi, Daech (#ISIS, #EI, #Daech) ait pris une longueur d'avance sur les démocraties.
En septembre 2001, dans les premiers jours qui ont suivi l'attaque des Twin Towers à New York, on s'est sérieusement demandé si Al-Qaïda n'était pas une fiction, une invention de l'administration américaine ou un fantasme des médias, tant les traces physiques attestant l'existence de cette organisation terroriste restaient impalpables.
D'Al-Qaïda à Daech : de la VHS au hashtag
Réseau flou, réseau mou, Al-Qaïda anticipait sur l'outil qui allait venir : l'Internet des réseaux virtuels que sont aujourd'hui Twitter, Facebook, Instagram, YouTube, ou encore Telegram.
Pierre-Marc de Biasi, écrivain et plasticien, directeur de recherche au CNRS, est spécialiste de l'écriture et de la communication, du lexique contemporain, de Flaubert et de la genèse des œuvres.
Clara Schmelk, chroniqueuse radio et journaliste à Socialter et Intégrales, est historienne des médias numériques. Elle termine un essai sur la philosophie du web, à paraître en 2017.
 
L'école de la guerre  par Jacques Billard
C'est avec des enfants et des élèves que l'on fait des citoyens et des soldats. Faut-il les préparer à affronter l'ennemi de demain ? Et si oui, comment ?
Platon conseillait, pour leur éducation et pour la Cité, rien moins que d'emmener les enfants à la guerre... Double avantage, y voyait-il. D'abord les combattants sont plus vaillants lorsqu'ils combattent sous les yeux de leurs enfants et les enfants eux-mêmes apprennent très tôt ce qu'ils auront à faire plus tard. Car, sous une forme ou sous une autre, ils auront à faire la guerre, qui est une constante de l'être politique et dont il est vain d'espérer la disparition. Pas d'enfants-soldats, bien sûr et sur le champ de bataille, les enfants ne combattent pas. Ils restent à l'arrière, protégés et prêts à se mettre à l'abri. Mais ils sont instruits de ce qui les attend. Réalisme éducatif.
Jacques Billard, philosophe, a été directeur d'études à l'IUFM de Paris, maître de conférences à Sciences-Po (Paris) et maître de conférences (Université Paris I Panthéon-Sorbonne). Site consultable : www.jacques-billard.fr
 
LA VICTOIRE INCERTAINE
 
La guerre au sein des populations  par le Général Vincent Desportes
Autrefois la guerre séparait le militaire du civil, comme le front de l'arrière. Désormais, quand il doit combattre au milieu des populations, le soldat doit apprendre à maitriser sa puissance pour accroître son influence.
Les grandes difficultés rencontrées aujourd'hui par les coalitions qui recherchent la destruction de Daech au Moyen-Orient conduisent à revenir à nouveau sur le concept de « guerre au sein des populations », apparu au milieu des années 2000.
L'absence de stratégie commune – d'abord fondée sur l'incapacité des parties prenantes à se mettre d'accord, par compromis, sur un objectif commun – a jusqu'à présent réduit l'action militaire internationale à une vaste manœuvre de destruction. Si les bombardements ne sont pas inutiles parce qu'ils jouent le double rôle d'affaiblir l'adversaire et de le contenir, ils ne pourront par eux-mêmes parvenir au résultat stratégique attendu, pour une raison essentielle : la guerre, ce n'est pas détruire, c'est créer de nouvelles conditions permettant de construire de nouvelles relations apaisées entre les belligérants.
Le Général Vincent Desportes est professeur associé à Sciences Po et ancien directeur de l'École de Guerre. Dernier ouvrage : La Dernière bataille de France, Gallimard, 2015 (Prix de l'Académie française).
 
Quand la victoire se défile  par Olivier Kempf
Que la guerre était simple quand il suffisait d'imposer la paix au vaincu. Après la dissuasion, la supposée cyberguerre, et le djihad sans fin, la victoire n'est jamais acquise.
La guerre vise d'abord à convaincre l'autre qu'il a perdu. C'est une forme de dialogue, une dialectique. La victoire est le résultat de cette discussion avant d'être destruction des forces de l'ennemi ou toute autre marque habituelle de la victoire.
Ceci vaut aussi bien dans la guerre traditionnelle ou la stratégie nucléaire que pour des formes plus contemporaines de conflit, la cyberguerre et le djihadisme.
Olivier Kempf, docteur en science politique, chercheur associé à l'IRIS, dirige la lettre d'analyse stratégique La Vigie et anime la collection de cyberstratégie chez Economica où il a notamment publié Introduction à la cyberstratégie (deuxième édition 2015).
 
Le meurtre pour les nuls  par Nicolas Mazzucchi
La technologie met l'arme à la portée de tout un chacun, et pire : les objets les plus banals peuvent devenir des armes. La guerre de tous contre tous ?
En ouvrant les possibilités de violence et de lutte au grand public, la technologie change-t-elle le paradigme clausewitzien : imposer sa volonté à l'autre, condition ultime de la victoire ? Ces possibilités garantissent-elles aux individus et organisations d'autres façons de parvenir à leurs fins ?
McLuhan voyait l'irruption de la guerre dans le salon ; par le truchement de la télévision, les conflits post-Guerre froide ont avant tout été des affaires médiatiques. Alors que la technologie proprement militaire avait permis en Afghanistan ou en Irak d'emporter la décision sur le terrain en quelques semaines, la technologie civile de la communication maniée par les insurgés ou les Talibans a produit au niveau stratégique l'effet inverse. Le pouvoir égalisateur s'est ainsi manifesté au degré le plus élevé, celui de l'interaction entre politique et militaire, celui de la victoire : convaincre l'autre qu'il a perdu. L'interconnexion qui se développe depuis des années, ouvre d'autres possibilités.
Nicolas Mazzucchi, chercheur « armement et économie » de défense à l'IRSEM, et à l'IRIS, est docteur en géographie économique, spécialiste de l'énergie, des matières premières et de cyber stratégie.
 
Théâtres de guerre  par Émeric Lhuisset
Quand on photographie un combattant il prend la pose, il joue son propre rôle. Même la violence la plus crue appelle une mise en scène.
MÉDIUM : Vous êtes photographe et vous allez sur des champs de bataille, irakien notamment, pour prendre des clichés très posés, qui font ostensiblement allusion à ce genre bien connu qu'est la peinture académique de bataille, la peinture pompier du fin XIXe ?
E-L : Je me considère pas comme photographe à proprement parler, mais comme un artiste visuel, et je fais aussi des installations, des vidéos. Mes photos représentent un travail conceptuel à travers des images, non un travail journalistique. L'image que je produis est là pour soulever des questions, pas pour donner une information de manière directe.
Émeric Lhuisset est diplômé en art (École des Beaux Arts de Paris) et en géopolitique (École Normale Supérieure Ulm – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), son travail est présenté dans de nombreuses expositions à travers le monde. Il enseigne également à l'IEP de Paris.
Interview de Lana de Luigi.
 
L'histoire jugera  par Pierre Conesa
Vaincre, c'est annexer la postérité. Qui perd vendredi dimanche triomphera.
Sous nos drapeaux, que la victoire / Accoure à tes mâles accents / Que tes ennemis expirants / Voient ton triomphe et notre gloire / Aux armes, citoyens, proclame notre hymne national.
Les victoires guerrières sont à l'origine de toutes les grandes épopées collectives. Les hommes ont souvent préféré raconter une version mythifiée de leurs combats pour atteindre l'horizon mythologique qu'est la « victoire ». La conquête des esprits est l'écran noir sur lequel s'inscrit « l'histoire ». Et la lumière met souvent beaucoup de temps à se rallumer. Essayons de faire un rapide tableau des différentes manières de prétendre à la « victoire ».
Pierre Conesa est ancien haut fonctionnaire du Ministère de La Défense. Dernier livre : Guide du petit djihadiste : à l'usage des adolescents, des parents, des enseignants et des gouvernants, Fayard, 2016.
 
MÉMOIRES DE GUERRES
 
Déboulonnades par Monique Sicard
Le bronze est censé immortaliser la victoire. Mais toute statue est destinée à être un jour abattue, rarement relevée et plus surement vouée à l'oubli.
Les déboulonnages sont plus complexes qu'il ne paraît. Difficile de mettre bas des statues géantes. Elles mesurent 2, 3, 10 étages… On frappe on scie, on brise, on déplace, on divise, on couvre, on remodèle. Parfois, on met le feu. Délicat de rendre inefficientes les nostalgies, tourner les regards vers le même avenir, faire disparaître des résidus gênants.
Monique Sicard collabore à la revue Médium.
 
Réduire au silence  par Robert Dumas
Le vainqueur impose le silence au vaincu. À moins qu'il l'oblige à se confesser. Soumis au questionnaire l'écrivain Ernst Von Salomon riposte par l'ironie.
Toute victoire consiste à réduire au silence l'adversaire, qui, tant qu'il ne se tait pas, ne peut être tenu pour vaincu. Le cas d'Ernst von Salomon, écrivain allemand, ami de Jünger, est à cet égard exemplaire. En 1951, cinq ans après avoir été blanchi par une commission de dénazification, il publie un ouvrage étrange, Le Questionnaire par lequel il reprend son droit à la parole. Au discours des vainqueurs du nazisme, il oppose un autre discours, hors normes et même hors-la-loi, aujourd'hui effarant à relire. Peu importe à son auteur qu'une telle entreprise soit contraire à toutes les lois par le simple fait qu'elle redonne voix au chapitre, nie la défaite et son opprobre.
Robert Dumas, professeur de philosophie aux champs.
 
1918 : quelle victoire ?  par Jacques Lecarme
Après une terrible guerre, une drôle de victoire : les vainqueurs doutent et les vaincus espèrent.
Le 8 mai 1945, on demande aux Français de célébrer leur victoire. Mais ils ne firent pas la fête, car ils n'y croyaient pas, à cette victoire. Certes, le Général de Gaulle sut s'introduire dans le quintette des vainqueurs, la politique et la diplomatie avaient réussi ce que l'armée, mal remise d'un désastre avait manqué. La France, par la voix de son héros, se proclamait victorieuse, mais les Français (et parmi eux les prisonniers de guerre) savaient bien qu'ils étaient des vaincus. Ils connaitraient d'ailleurs une nouvelle défaite, indubitable et irréparable, en Indochine.
Jacques Lecarme est professeur émérite de littérature française à l'Université Sorbonne-Nouvelle Paris III. Dernier livre : L'autobiographie (en collaboration avec Éliane Lecarme-Tabaune), Armand Collin, 2014.
 
1940 : quelle guerre ?  par Clément Sigalas
Peut-on se croire encore en guerre quand les armes se sont tues ? La mission du Résistant consiste d'abord à persuader une population trop vite rassurée qu'il faut poursuivre le combat.
« Ils voulaient pas comprendre. Les Allemands allaient raser ma ferme, tout mon bétail, nous bousiller tous. C'était plus le moment de résister, puisqu'on était foutu. Jumainville n'était pas sur le front. — Maintenant, il y est, qu'il a répondu, le blanc-bec. […] On croyait bien que la guerre était finie. M'est avis qu'elle faisait que de commencer. »
Ce n'est pas au sortir de la débâcle, comme on pourrait l'imaginer de prime abord, mais en mai 1944, que Jean-Louis Bory situe ces propos du père Boudet dans le roman Mon village à l'heure allemande, paru en 1945. Qu'un personnage, aussi peu perspicace soit-il, se croie vaincu au printemps 1944 et peine à situer la guerre, voilà qui peut surprendre.
Qu'est-ce qu'être en guerre sous l'Occupation ? Quand et comment sait-on qu'on l'est ? Et, puisque le père Boudet se croit « foutu », quand et comment sait-on qu'on a perdu (ou gagné) ? Ces écrits révèlent par là que, pour une part non négligeable de la population française, l'un des enjeux majeurs de l'époque, avant même de choisir son camp, a été de se sentir en guerre.
Clément Sigalas, agrégé de Lettres modernes, est actuellement ATER à l'IUT de Tours. Il a récemment soutenu une thèse à la Sorbonne intitulée « La Guerre manquée. Représentations de la Seconde Guerre mondiale dans le roman français (1945-1960) ».
 
 

 

Autres numéros
 

 

S'abonner / acheter des numéros

 

Notre revue est disponible :

Annecy Librairie Imaginaire 48 bis, rue de la Poste
Bourges Librairie la Poterne 41, rue Moyenne
Bordeaux Librairie Mollat 15, rue Vital-Carles
Lyon Librairie Passages 11, rue de Brest
Paris Librairie Delamain 155, rue Saint-Honoré, 1er
  Librairie Harmattan-Tekhné 7, rue des Carmes, 5e
  La Procure 3, rue de Mézières, 6e
  Librairie Gallimard 15, bld Raspail, 7e
  Librairie Erasmus 52, rue Bichat, 10e
  Le Divan 203, rue de la Convention, 15e
  Librairie de Paris 9, place de Clichy, 17e
Strasbourg Librairie Kléber 1, rue des Francs-Bourgeois
Toulouse Ombres Blanches 50, rue Gambetta
 

 

Publier dans Médium

 

Vous voulez contribuer à la médiologie ?
Vous pouvez désormais proposer vos textes à notre comité de rédaction.
Voir les modalités dans cette page : publier.